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	<title>chroniques - Viaecrire</title>
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	<description>Biographie : vous écouter, écrire pour vous</description>
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		<title>Chroniques d&#8217;une institutrice au temps où c&#8217;était le bon temps/Chapitre 1, épisode 6</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Massin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 07:19:45 +0000</pubDate>
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<p>CHRONIQUES D&rsquo;UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C&rsquo;ÉTAIT LE BON TEMPS</p>



<p>CHAPITRE 1 : L&rsquo;ÉCOLE D&rsquo;ÉRÈVE</p>



<p>Épisode 6</p>



<p>Noël approche à grands pas, avec ses gelées matinales, ses papillotes, ses guirlandes et ses promesses de cadeaux – parfois altérées par des conditions financières restrictives ou des avenants soumettant les intéressés à une attitude irréprochable, ou au moins en voie d’amélioration, le père Noël étant tatillon sur la question.</p>



<p>Je dois ici dévoiler une de mes particularités&nbsp;: je n’aime pas le père Noël. Je trouve son costume navrant et son attitude grotesque autant que suffisante, sans parler de cette barbe ridicule. Pendant que je suis dans les confidences, en voici une autre&nbsp;: ma nature empathique est néanmoins teintée d’une tendance à l’entêtement.</p>



<p><em>#schtroumphgrognon</em></p>



<p>Depuis des semaines, en classe, j’évite le sujet du gros bonhomme en rouge. Exit les chansons vantant les mérites des lutins –&nbsp;esclaves&nbsp;– supposés fabriquer les jouets. Loin de mes oreilles les refrains sur les courageux rennes qui tirent le traîneau dans le ciel. Hors de ma vue les paquets de coton hydrophile et de papier rouge dévolus à la fabrication de pères Noël en carton. Et que l’on ne me parle pas de rédiger avec les enfants une lettre sirupeuse à destination de je ne sais où d’ailleurs. Pendant cette période de l’Avent, nous nous concentrons sur le thème de l’Afrique, avec l’adorable Kirikou et sa sorcière.</p>



<p><em>#kirikounestpasgrandmaisilestvaillant</em></p>



<p>C’est pourquoi, lorsque j’apprends de la bouche de Catherine que la « venue du père Noël » à l’école est incontournable –&nbsp;c’est une tradition&nbsp;–, je reste sans voix. Quoi ? Tous ces efforts d’évitement en vain ?</p>



<p>J’ai beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, pas moyen d’y couper&nbsp;: il faut bien s’intégrer. Alors, laborieusement, je m’attelle avec Catherine à la tâche qui m’incombe&nbsp;: dénicher un volontaire qui va se déguiser en père Noël. Nous passons en revue tous les pères d’élèves, avec un enthousiasme modéré. Nous évoquons même la possibilité de confier cette responsabilité au collègue-ressource, Pierre. Mais je traîne tellement la patte pour mener à bien ce projet que nous nous retrouvons la veille de la fête de Noël sans candidat intronisé.</p>



<p><em>#posteàpourvoir</em></p>



<p>Mais Catherine a plus d’un tour dans son sac. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle se dégote un costume de père Noël et, sous mes yeux ébahis, me joue la prestation qu’elle prévoit pour le lendemain –&nbsp;hotte et grosse voix grave incluses. Bon. J’abdique.</p>



<p>Le jour&nbsp;J, nous investissons la salle des fêtes décorée comme il se doit. Les parents d’élèves sont au rendez-vous, les bras chargés de boissons et de gâteaux. Les enfants donnent leur spectacle&nbsp;: ils chantent à tue-tête les refrains africains répétés depuis un mois.</p>



<p>Puis apparaît le fameux père Noël. On ne lui déroule pas le tapis rouge, ça ferait trop… Mais il est tout de même copieusement acclamé. Les enfants les plus audacieux lui offrent un morceau de gâteau en lorgnant sans vergogne le contenu de la hotte, tandis que d’autres, plus timides, se réfugient prudemment derrière les jambes de leurs parents, mais n’en perdent pas une miette. Bon gré mal gré, je reconnais en mon for intérieur que cette petite sauterie fait scintiller les yeux et pétiller l’humeur de tous.</p>



<p><em>#finalementlepèrenoëlnestpasuneordure</em></p>



<p>Soudain, une voix bien connue –&nbsp;celle d’un petit futé prénommé Antonin&nbsp;– interrompt les réjouissances de son timbre suraigu, tout en me secouant le bras. La Castafiore peut aller se rhabiller. « Maîtresse, maîtresse, regarde ! » hurle-t-il en écarquillant les yeux.</p>



<p>Tandis que je m’efforce de juguler cette inconvenance, le père Noël enchaîne mine de rien sa distribution de papillotes et de clémentines. Mais Antonin est maintenant au comble de l’excitation, et il insiste, le bougre ! « Maîtresse, maîtresse, regarde ! »</p>



<p>Finalement, une multitude de paires d’yeux convergent vers celui qui ne semble pas intimidé pour deux sous, alors qu’il vient quand même de voler la vedette au bonhomme en rouge, à force de hurler et de gesticuler. Ainsi que cela se produit habituellement lorsqu’un énergumène fait diversion, un murmure secoue l’assemblée, suivi d’un relatif silence qui signifie clairement : alors, que se passe-t-il ?</p>



<p>La suite ne se fait pas attendre… Antonin déclame, sûr de lui&nbsp;: « Le père Noël a les mêmes lunettes que Catherine ! Et aussi les mêmes chaussures ! »</p>



<p><em>#oups</em></p>



<p>Après un bref instant de surprise bien légitime devant une telle manifestation de perspicacité, toute la salle part dans un grand éclat de rire, et Catherine, qui transpirait sous sa barbe, il faut bien le dire, se débarrasse d’un geste de son déguisement, sortant ainsi de son étuve en nous montrant son plus beau sourire. Les parents s’empêtrent dans les justifications les plus oiseuses, dont la moins abracadabresque est tout de même que le père Noël étant débordé en ce moment –&nbsp;ce qui se comprend aisément&nbsp;–, il n’a pas pu venir et a délégué sa mission à Catherine. Bref, c’est le moment du goûter, et ça, père Noël intérimaire ou pas, c’est sacré !</p>



<p><em>#inspecteurgadget</em></p><p>The post <a href="http://viaecrire.fr/chroniques-dune-institutrice-au-temps-ou-cetait-le-bon-temps-chapitre-1-episode-6">Chroniques d’une institutrice au temps où c’était le bon temps/Chapitre 1, épisode 6</a> first appeared on <a href="http://viaecrire.fr">Viaecrire</a>.</p><p>L’article <a href="http://viaecrire.fr/chroniques-dune-institutrice-au-temps-ou-cetait-le-bon-temps-chapitre-1-episode-6">Chroniques d&rsquo;une institutrice au temps où c&rsquo;était le bon temps/Chapitre 1, épisode 6</a> est apparu en premier sur <a href="http://viaecrire.fr">Viaecrire</a>.</p>
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		<title>Chroniques d&#8217;une institutrice au temps où c&#8217;était le bon temps/Chapitre 1, épisode 5</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Massin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2024 17:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques d'une institutrice au temps où c'était le bon temps]]></category>
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<p>CHRONIQUES D&rsquo;UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C&rsquo;ÉTAIT LE BON TEMPS</p>



<p>CHAPITRE 1, ÉPISODE 5</p>



<p><strong>ÉPISODE&nbsp;5</strong></p>



<p>Nous sommes déjà en novembre, et l’automne nous apporte son lot de rhumes et de gastros. Armées de boîtes de mouchoirs et de serpillères, Catherine et moi ne faiblissons pas et notre petite troupe garde un moral intact. Bien sûr il y a des moments d’affolement, quand par exemple un élève vomit son petit déjeuner sur la table –&nbsp;et dans la trousse&nbsp;– de son voisin. Ou quand une gerbe de poulet-frites mal digéré atterrit sur le chevalet de peinture devant lequel nos Picasso en herbe exercent leur talent avec passion. Mais finalement, ces épisodes sont plutôt prétexte à des fous rires collectifs –&nbsp;excepté pour l’infortuné vomitif dont le teint très très vert m’incite à appeler illico presto ses parents à la rescousse.</p>



<p>Bref, rien que de très normal dans une classe de maternelle-CP.</p>



<p><em>#peintureabstraite</em></p>



<p>Le samedi matin, nous recevons la visite de Pierre, un enseignant qui a intégré l’équipe mobile académique de liaison et d’animation, l’EMALA pour les intimes. Enfin, le terme « équipe » est largement exagéré, puisque Pierre en est l’unique représentant. Son travail consiste, entre autres, à circuler d’une école à l’autre dans un fourgon rempli de jeux, livres et autres mallettes de découverte de tout ce qu’on veut. C’est l’occasion pour notre petite école d’emprunter du matériel –&nbsp;une aubaine. Et pour moi, celle de papoter avec un collègue –&nbsp;double aubaine.</p>



<p>Cerise sur le gâteau, cet enseignant se révèle être une perle rare –&nbsp;c’est-à-dire une personne-ressource extrêmement efficace. Pierre est en réalité titulaire du poste d’enseignant à l’école voisine de La Blanchonnière, l’Emala constitue pour lui une parenthèse dans sa carrière –&nbsp;il faut bien souffler un peu de temps en temps. L’année prochaine, nous serons donc collègues au sein de ce RPI, et je m’en réjouis, car il connaît le coin, les interlocuteurs à l’Inspection et les partenaires sociaux comme sa poche.</p>



<p>#<em>lepèrenoëlrouleenfourgon</em></p>



<p>Débordant d’initiatives, Pierre nous organise en deux coups de cuillère à pot une série de sorties à la piscine, de A à Z&nbsp;: il ne me reste qu’à prévenir les parents.</p>



<p>Nous allons donc barboter une fois par semaine, entre midi et deux. Je ne sais comment exprimer la joie qui déferle dans la classe la première fois que nous montons dans le bus pour aller à la piscine. L’enthousiasme des enfants est contagieux&nbsp;: je me sens comme la fée Clochette qui les emmènerait voir Peter Pan au Pays imaginaire sur un tapis volant.</p>



<p>#<em>yadlajoiedanslecielpardessuslestoits</em></p>



<p>C’est de surcroît l’occasion de pique-niquer dans la classe avant le départ. Chacun déballe son sandwich, son paquet de chips, ses Mini Babybel, ses biscuits et son paquet de bonbons. Seul un élève, Élie, contemple son repas avec stupeur. Ses parents sont adeptes d’une nourriture saine et biologique, et il vient de découvrir son sandwich&nbsp;: entre deux épaisses tranches de pain complet, du fromage de chèvre et de l’avocat. Quelle désolation ! Comprenant son malheur, ses camarades, prouvant ainsi leur générosité, s’empressent de lui faire don qui d’un paquet de chips, qui d’une moitié de sandwich triangle, qui d’une montagne de fraises Tagada… Il faut dire que les parents dans l’ensemble ont largement surestimé l’appétit de leurs petits ; les rations de chacun sont gargantuesques.</p>



<p>Pour son plus grand bonheur, Élie partagera le repas de ses camarades à plusieurs reprises les jours de sortie à la piscine, ses parents parfois amnésiques oubliant de lui fournir le sandwich avocat-chèvre honni.</p>



<p>#<em>fraisestagadaforever</em></p>



<p>Notre arrivée à la piscine, ponctuée de cris d’allégresse, est très remarquée, notamment par une collègue d’une autre école qui tient ses élèves en rang d’oignons et immobiles. Comment réussit-elle ce prodige ? Mystère.</p>



<p>Je me dirige néanmoins dignement vers les vestiaires&nbsp;: je dois à peu près ressembler à une poule suivie de sa troupe de poussins. La poule en question –&nbsp;moi, donc&nbsp;– entreprend de mettre tout son petit monde en maillot de bain, fort heureusement aidée d’une maman accompagnatrice et de la fidèle Catherine. Les vêtements volent en tous sens et nous rattrapons in extremis culottes, slips et chaussettes pour tâcher de les ranger dans les sacs de chaque élève. Mon sang se glace à l’idée des parents qui retrouveraient leur enfant vêtu des sous-vêtements du voisin.</p>



<p>#<em>rockandrolldesgallinacés</em></p>



<p>Nous voilà enfin parvenus au bord du bassin, cette fois très calmement, sécurité oblige. Certains enfants, n’ayant jamais mis un orteil dans une piscine, semblent fermement décidés à rester sur le plancher des vaches et se tiennent à bonne distance du bord, mais d’autres meurent visiblement d’envie de patauger. Tandis que je suis en train d’expliquer les consignes et le déroulement de la séance, je frôle soudain l’attaque cardiaque : une élève, Clara, vient de sauter à l’eau, faisant fi des plus élémentaires règles de sécurité – et d’obéissance. Dans la seconde qui suit, le maître-nageur plonge et remonte à la surface la sirène téméraire, hilare. </p>



<p>Je suis d’autant plus surprise que cette petite fille manifeste d’ordinaire peu d’enthousiasme pour les activités motrices. Leçon numéro un : toujours croire aux aptitudes de chacun. Qui déteste jouer au ballon, ramper sous les bancs et sauter à pieds joints dans des cerceaux peut se révéler un champion – une championne, dans le cas présent – de natation !</p>



<p>#<em>nevermind</em></p><p>The post <a href="http://viaecrire.fr/chroniques-dune-institutrice-au-temps-ou-cetait-le-bon-temps-chapitre-1-episode-5">Chroniques d’une institutrice au temps où c’était le bon temps/Chapitre 1, épisode 5</a> first appeared on <a href="http://viaecrire.fr">Viaecrire</a>.</p><p>L’article <a href="http://viaecrire.fr/chroniques-dune-institutrice-au-temps-ou-cetait-le-bon-temps-chapitre-1-episode-5">Chroniques d&rsquo;une institutrice au temps où c&rsquo;était le bon temps/Chapitre 1, épisode 5</a> est apparu en premier sur <a href="http://viaecrire.fr">Viaecrire</a>.</p>
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		<title>Chroniques d&#8217;une institutrice au temps où c&#8217;était le bon temps/Chapitre 1, épisode 4</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Massin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2024 10:45:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques d'une institutrice au temps où c'était le bon temps]]></category>
		<category><![CDATA[chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CHRONIQUES D&#8217;UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C&#8217;ÉTAIT LE BON TEMPS CHAPITRE 1 : L&#8217;ÉCOLE D&#8217;ÉRÈVE Épisode 4 Tout est enfin prêt pour la rentrée. Il ne reste qu’un seul problème à résoudre, et pas des moindres&#160;: la question de la barrière, momentanément occultée par le désagrément muridesque. L’école est située en bord de route, trois [&#8230;]</p>
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<p>CHRONIQUES D&rsquo;UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C&rsquo;ÉTAIT LE BON TEMPS</p>



<p>CHAPITRE 1 : L&rsquo;ÉCOLE D&rsquo;ÉRÈVE</p>



<p>Épisode 4</p>



<p>Tout est enfin prêt pour la rentrée. Il ne reste qu’un seul problème à résoudre, et pas des moindres&nbsp;: la question de la barrière, momentanément occultée par le désagrément <em>muridesque</em>. L’école est située en bord de route, trois petits mètres séparent la porte d’entrée du trottoir. Dire que c’est hyper dangereux est un doux euphémisme. Ma nature opiniâtre m’invite à remonter voir madame Revenchart pour obtenir en urgence un rendez-vous avec le maire, puisque Louis ne peut évidemment pas entreprendre de tels travaux de son propre chef –&nbsp;et sur ses propres deniers.</p>



<p><em>#lesgardiensdelagalaxieoupresque</em></p>



<p>Accueil en mode plus glacial tu meurs, je m’y attendais. En revanche, je ne soupçonnais pas qu’il me serait impossible de rencontrer le maire de sitôt. Celui-ci, ayant écrasé deux mois auparavant son fils sous son tracteur, n’est certainement pas disposé à recevoir mes doléances au sujet de cette barrière. De plus, puisque ça a toujours été comme ça, pourquoi devrait-on changer ?</p>



<p>Compassion immense pour le maire et son épouse. Pour sa belle-fille et ses jumeaux tous deux inscrits dans ma classe en grande section, également. Je reste sans voix, et n’ai d’autre choix que de reporter mes réclamations, autrement dit de me la coincer.</p>



<p><em>#jesappellegrout</em></p>



<p>Il pleut. C’est la rentrée. J’accueille ma petite troupe et j’invite les parents d’élèves, serrés comme des sardines en boîte dans l’entrée, à visiter la classe aménagée à ma façon. Catherine a préparé du café, une idée brillante qui réchauffe les corps et les cœurs. Tandis que les enfants se ruent sur les Lego, les Kapla et les puzzles, pendant le traditionnel moment d’accueil en maternelle, les parents lancent des regards curieux – dubitatifs, en fait – sur les étagères et sur ma personne. Je comprends : qui confierait son petit les yeux fermés à une parfaite inconnue – peut-être même une Parisienne, de surcroît, qui sait ? Armée de mon plus beau sourire, du regard le plus doux de ma collection, je me présente – sous mon meilleur jour. J’explique aussi en quelques mots qu’il sera question de Montessori, mais promets d’en dire plus lors de la réunion de rentrée, avant d’inviter tout ce beau monde à regagner ses pénates afin que la journée de classe puisse commencer.</p>



<p><em>#quoimagueulequestcequelleamagueule</em></p>



<p>Ma première impression est mitigée&nbsp;: je n’ai décelé ni enthousiasme ni défiance chez les parents ; ils ont en tout cas quitté les lieux en me saluant aimablement. Quant aux enfants, ils semblent très à l’aise, aucune larme à l’horizon de cette rentrée des classes. C’est une école de village, tous se connaissent déjà. Tous « sont d’ici ». Mais pas moi, et cette réalité me saute au visage d’un seul coup. Prochaine mission&nbsp;: passer du statut d’étrangère à celui de personne de confiance.</p>



<p><em>#parisientêtedechien</em></p>



<p>Je remarque que l’un des deux seuls enfants inscrits en moyenne section reste prostré, mais sa compagne – la sœur de l’élève inopinément promu en CM1 au cours de l’été – l’entraîne avec enthousiasme vers les jeux. Elle semble ne même pas s’apercevoir qu’il demeure muet comme une carpe face à son bavardage incessant, et continue de l’abreuver de son discours, se chargeant des questions et des réponses tout en lui expliquant les règles du jeu qu’elle vient d’inventer. Le malheureux ! Emplie de bienveillance, je me précipite à son secours et tente de lui donner la parole : peine perdue, il s’obstine dans son mutisme. Au bout d’un moment, perplexe, je le laisse à cette petite fille qui, nullement découragée, est à présent passée du monologue au maternage : une assistante hors pair.</p>



<p><em>#parolesparolesparoles</em></p>



<p>Lorsque les enfants n’en sont pas coutumiers, une classe Montessori, les deux premières semaines, s’apparente visuellement à un jeu de Mikado qu’on vient juste de balancer sur le plancher, tandis que sur le plan auditif on est assez proche des Tambours du Bronx se produisant en plein cœur d’un marché aux poissons. Quand les élèves comprennent qu’ils peuvent –&nbsp;qu’ils doivent, en réalité&nbsp;– choisir ce qu’ils veulent faire, ils sont déroutés. Certains restent les bras ballants, persistant à attendre de moi que je leur « donne du travail ». Je ne bouge pas d’un pouce. D’autres se ruent sur le matériel, changeant d’activité toutes les deux minutes –&nbsp;et laissent perles et morceaux de bois en tout genre éparpillés sur les tables. D’autres encore se frottent les mains en pensant profiter de la bonne aubaine&nbsp;: <em>tiens, puisque j’ai le choix, je ne vais pas travailler du tout, à moi la liberté ! </em>Ces derniers sont en réalité les plus rapides à comprendre le fonctionnement de la classe. Car très vite ils s’ennuient.</p>



<p><em>#lâcherprise</em></p><p>The post <a href="http://viaecrire.fr/chroniques-dune-institutrice-au-temps-ou-cetait-le-bon-temps-chapitre-1-episode-4">Chroniques d’une institutrice au temps où c’était le bon temps/Chapitre 1, épisode 4</a> first appeared on <a href="http://viaecrire.fr">Viaecrire</a>.</p><p>L’article <a href="http://viaecrire.fr/chroniques-dune-institutrice-au-temps-ou-cetait-le-bon-temps-chapitre-1-episode-4">Chroniques d&rsquo;une institutrice au temps où c&rsquo;était le bon temps/Chapitre 1, épisode 4</a> est apparu en premier sur <a href="http://viaecrire.fr">Viaecrire</a>.</p>
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		<title>Chroniques d&#8217;une institutrice au temps où c&#8217;était le bon temps/Chapitre1, épisode 3</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Massin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 16:03:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques d'une institutrice au temps où c'était le bon temps]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CHRONIQUES D&#8217;UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C&#8217;ÉTAIT LE BON TEMPS CHAPITRE1 : L&#8217;ÉCOLE D&#8217;ÉRÈVE ÉPISODE 3 Dans les jours qui suivent, je fais d’innombrables voyages jusqu’à l’école, la Clio pleine comme un œuf, pour entasser mon matériel Montessori au milieu de la classe. Voyant cela, l’homme providentiel –&#160;Louis&#160;– s’empresse de couvrir les murs d’étagères accessibles [&#8230;]</p>
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<p>CHRONIQUES D&rsquo;UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C&rsquo;ÉTAIT LE BON TEMPS</p>



<p>CHAPITRE1 : L&rsquo;ÉCOLE D&rsquo;ÉRÈVE</p>



<p>ÉPISODE 3</p>



<p>Dans les jours qui suivent, je fais d’innombrables voyages jusqu’à l’école, la Clio pleine comme un œuf, pour entasser mon matériel Montessori au milieu de la classe. Voyant cela, l’homme providentiel –&nbsp;Louis&nbsp;– s’empresse de couvrir les murs d’étagères accessibles à des petits d’hommes ne dépassant pas les 1,20&nbsp;m. Catherine m’aide à y disposer ce matériel cher à mon cœur, que mes enfants, mon mari et moi-même avons passé un mois entier à fabriquer. Elle sourit à l’évocation de notre famille occupée à couper des morceaux de bois, à les poncer puis les peindre amoureusement, à enfiler des milliers de perles de toutes les couleurs sur de minuscules tiges de laiton&nbsp;: tout ce qui constitue le matériel Montessori autrement vendu à prix d’or sur les sites officiels. J’en profite pour expliquer à Catherine les rudiments de cette méthode d’apprentissage, et mon cœur bat la chamade lorsque je m’aperçois qu’elle se montre particulièrement réceptive.</p>



<p>#<em>fourmistravailleuses</em></p>



<p>Une dernière inquiétude&nbsp;: les parents d’élèves. Non que j’insinue qu’au fin fond du Jura les gens ne sont pas ouverts à des méthodes progressistes, mais je tends tout de même le dos, sait-on jamais. Là encore, une réponse rassurante à mes doutes m’arrive en pleine figure&nbsp;: je remplace un enseignant fort désagréable et peu impliqué, qui a sévi une année quasi entière dans cette école, donc quoi que je propose, ce sera toujours mieux que l’indifférence glaciale mâtinée de traitements expéditifs appliquée par mon prédécesseur.</p>



<p>#<em>onnarrêtepasleprogrès</em></p>



<p>L’école d’Érève se trouve être en RPI avec celle du village voisin, La Blanchonnière. Je vais donc accueillir des têtes blondes –&nbsp;ou pas&nbsp;– âgées de quatre à sept ans, autrement dit de la moyenne section de maternelle au CE1. Je consulte la liste des chérubins&nbsp;: deux élèves en moyenne section, six en grande section, trois au CP et un au CE1. Un détail m’alarme&nbsp;: l’élève inscrit en CE1 est en âge d’entrer en CM1. Comme le temps où l’on pouvait traîner ses basques à l’école primaire jusqu’à l’hypothétique obtention du certificat d’études (c’est-à-dire jusqu’à l’âge de 14&nbsp;ans) est révolu depuis belle lurette, je reste bouche bée, la liste à la main, perplexe mais résolue à résoudre cette énigme.</p>



<p>#<em>ledétailquitue</em></p>



<p>Pour cela, point n’est besoin d’appeler l’inspection académique, de patienter des heures au téléphone le temps que l’interlocuteur informé pointe son nez, de s’entendre dire qu’il vaudrait mieux rappeler le lendemain, j’en passe et des meilleures, il suffit d’interroger Catherine, qui est née dans ce village et en connaît donc les arcanes et les secrets les mieux gardés. Celle-ci m’informe sur le cas de cet élève réticent à tout apprentissage, Michael, ainsi que sur sa famille pour le moins désorganisée en ce qui concerne l’éducation. J’apprends par la même occasion que la sœur de cet infortuné Michael est inscrite dans ma classe, en moyenne section.</p>



<p>Ni une ni deux, je contacte ma collègue de l’école de La Blanchonnière.</p>



<p>#<em>sijauraissujauraispasvenu</em></p>



<p>La collègue de l’école voisine, Isabelle, se montre elle aussi interloquée, et d’un commun accord, l’enfant concerné se retrouve promu au rang d’élève de CM1, advienne que pourra. Exit Michael. Enfin, pas tout à fait, puisqu’à cet instant Catherine me désigne d’un clin d’œil un visage d’enfant, le nez aplati contre la fenêtre de la classe.</p>



<p>#<em>quandonparleduloup</em></p>



<p>J’aime les enfants. Normal, me direz-vous. J’ai également un penchant pour les élèves <em>différents</em>, les bizarres, les drôles de zèbres, et une grande tendresse pour ceux qui empruntent les chemins tortueux plutôt que les lignes droites bien tracées –&nbsp;peut-être parce qu’ils me ressemblent un peu ? C’est donc avec enthousiasme –&nbsp;et curiosité, il faut bien l’avouer&nbsp;– que je fais signe à Michael de nous rejoindre à l’intérieur. Absolument pas timide, très volubile, il propose son aide pour ranger la classe et se révèle très efficace. Je prends mon courage à deux mains pour lui annoncer qu’il fréquentera cette année l’école de La Blanchonnière. Il me répond d’un haussement d’épaules et me défie du regard en ajoutant un « de toute façon je sais pas lire ». Je passe alors les dix minutes suivantes à l’encourager à grand renfort de « il n’est jamais trop tard pour apprendre », « tu peux y arriver » et autres « tu vas voir cette année l’école ça va être super ». Tant et si bien qu’il prend quasiment ses jambes à son cou pour échapper à mon laïus. Bref, je lui casse les pieds.</p>



<p>#<em>diplomatieturepasseras</em></p><p>The post <a href="http://viaecrire.fr/chroniques-dune-institutrice-au-temps-ou-cetait-le-bon-temps-chapitre1-episode-3">Chroniques d’une institutrice au temps où c’était le bon temps/Chapitre1, épisode 3</a> first appeared on <a href="http://viaecrire.fr">Viaecrire</a>.</p><p>L’article <a href="http://viaecrire.fr/chroniques-dune-institutrice-au-temps-ou-cetait-le-bon-temps-chapitre1-episode-3">Chroniques d&rsquo;une institutrice au temps où c&rsquo;était le bon temps/Chapitre1, épisode 3</a> est apparu en premier sur <a href="http://viaecrire.fr">Viaecrire</a>.</p>
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		<title>Chroniques d&#8217;une institutrice au temps où c&#8217;était le bon temps/Chapitre 1, épisode 2</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Massin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Mar 2024 12:37:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques d'une institutrice au temps où c'était le bon temps]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CHRONIQUES D’UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C’ÉTAIT LE BON TEMPS CHAPITRE 1 : L’ÉCOLE D’ÉRÈVE ÉPISODE&#160;2 La porte est entrouverte ; je toque et entre bravement, gardant à l’esprit les recommandations de Catherine. Je suis accueillie par un regard assassin et un claquement de langue agacé. Un ours blanc sur sa banquise serait plus chaleureux. Très bien, [&#8230;]</p>
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<p>CHRONIQUES D’UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C’ÉTAIT LE BON TEMPS</p>



<p>CHAPITRE 1 : L’ÉCOLE D’ÉRÈVE</p>



<p>ÉPISODE&nbsp;2</p>



<p>La porte est entrouverte ; je toque et entre bravement, gardant à l’esprit les recommandations de Catherine. Je suis accueillie par un regard assassin et un claquement de langue agacé. Un ours blanc sur sa banquise serait plus chaleureux. Très bien, je ne vais pas me décourager pour si peu. Je me présente, fort aimablement, puis j’amène prudemment le sujet des rongeurs sur le tapis. Pour toute réponse, madame Revenchart me désigne du menton une photocopieuse de table, m’indiquant par là qu’elle aspire à changer de sujet de conversation. Devant mon air abasourdi, elle se lève en soupirant et s’approche de l’engin.</p>



<p>—&nbsp;C’est une vieille machine. Elle n’est pas très rapide, et on ne peut faire qu’une seule photocopie à la fois.</p>



<p>#<em>restonscalmes</em></p>



<p>Je me fiche comme d’une guigne de cette photocopieuse, pour la bonne raison que je pratique la méthode Montessori, donc je n’utilise pas ces fameuses « fiches de travail » dont les élèves sont le plus souvent nourris, et si peu friands. Je lui explique cela très poliment et je reviens à la charge, un peu plus fermement, sur la question des rats. Cette madame Revenchart porte très bien son nom, me dis-je, mais devant mon insistance, après une demi-heure de discussion, elle accepte du bout des lèvres de faire part du problème au maire. Quand même, je lis dans son regard une envie pressante de m’expédier au bout du monde&nbsp;: la planète Jupiter serait à ses yeux une destination parfaite. En tout cas, je sais ce qu’elle peut lire dans le mien&nbsp;: madame Revenchart, vous avez le potentiel de séduction d’un tablier de boucher aux heures de pointe.</p>



<p>Je prends congé, une liste d’élèves en main, et redescends vers ma classe d’un pas las. Je suis loin de crier victoire, est-ce utile de le préciser ?</p>



<p>#<em>pasdarmisticeceàlhorizon</em></p>



<p>Dans la salle malodorante, je retrouve Catherine, en grande discussion avec un homme en bleu de travail, chaussé de bottes en caoutchouc. Les présentations ne tardent pas&nbsp;: c’est Louis, l’employé municipal –&nbsp;le fameux exterminateur de rongeurs. Il me serre chaleureusement la main, et son visage s’illumine d’un sourire qui éclipserait presque les relents de pourriture flottant dans la classe. D’autant plus qu’il m’affirme dans la foulée être la personne-ressource pour ce problème olfactif. Au diable madame Revanchart et son épouvantable caractère !</p>



<p><em>#etbim</em></p>



<p>Louis m’explique son plan d’attaque implacable&nbsp;: les rats morts dans d’atroces souffrances n’ont qu’à bien se tenir, il compte démonter le placard-sépulture –&nbsp;et le mur en placo s’il le faut&nbsp;– et leur offrir une incinération en bonne et due forme. Et cela dès le lendemain. Mon soulagement est immense. Je note avec soin les coordonnées de cet homme providentiel, qui m’invite d’ailleurs illico presto à venir visiter son jardin, classé parmi les plus beaux de France.</p>



<p><em>#karmaderêve</em></p>



<p>Ce jardin se trouve à quelques pas de l’école, et je me retrouve soudain dans un espace féérique&nbsp;: je me promène dans les allées bordées de rosiers, découvrant tour à tour un jardin à la française, un jardin japonais, un patio d’inspiration marocaine, et beaucoup d’autres merveilles encore. Le jardin japonais attire tout particulièrement mon attention, les minuscules cailloux blancs semblent avoir été ratissés à la fourchette. C’est à ce moment-là que Louis me propose de revenir avec mes élèves, si le cœur m’en dit… Chassant vigoureusement de mon esprit la vision d’enfants sautillant allègrement dans les graviers immaculés si bien ordonnés, j’accepte l’offre avec enthousiasme tout en me promettant de concocter pour mes élèves un briefing dont mademoiselle Legourdin dans <em>Mathilda</em> ne rougirait pas.</p>



<p>Je rentre chez moi, pressée de raconter à mon homme ces débuts si prometteurs.</p>



<p>#<em>auguévivelarose</em></p>



<p></p>



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		<title>Chroniques d&#8217;une institutrice au temps où c&#8217;était le bon temps/Chapitre 1, épisode 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Massin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 16:02:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>CHRONIQUES D’UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C’ÉTAIT LE BON TEMPS Ces chroniques relatent une histoire vraie –&#160;la mienne. Tous les noms des villages et des personnes ont été modifiés. CHAPITRE 1 : L’ÉCOLE D’ÉRÈVE ÉPISODE&#160;1 Je gare ma Clio sur la place du village d’Érève et sors de la voiture. À ma droite, un bar miteux. [&#8230;]</p>
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<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://viaecrire.fr/wp-content/uploads/2024/02/dog-734689_1280-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-2882" style="width:378px;height:auto" srcset="http://viaecrire.fr/wp-content/uploads/2024/02/dog-734689_1280-1024x682.jpg 1024w, http://viaecrire.fr/wp-content/uploads/2024/02/dog-734689_1280-300x200.jpg 300w, http://viaecrire.fr/wp-content/uploads/2024/02/dog-734689_1280-768x512.jpg 768w, http://viaecrire.fr/wp-content/uploads/2024/02/dog-734689_1280.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><a>CHRONIQUES D’UNE INSTITUTRICE AU TEMPS OÙ C’ÉTAIT LE BON TEMPS</a></p>



<p><em>Ces chroniques relatent une histoire vraie –&nbsp;la mienne. Tous les noms des villages et des personnes ont été modifiés.</em></p>



<p>CHAPITRE 1 : L’ÉCOLE D’ÉRÈVE</p>



<p><strong>ÉPISODE&nbsp;1</strong></p>



<p>Je gare ma Clio sur la place du village d’Érève et sors de la voiture. À ma droite, un bar miteux. Devant moi, un imposant bâtiment, au fronton duquel sont gravés les mots&nbsp;: MAIRIE-ÉCOLE. Je traverse la rue et, puisque j’ai cinq minutes d’avance, décide de faire le tour de la bâtisse. Pas de barrière délimitant l’école, pas même devant, où à peine deux mètres séparent l’entrée du trottoir. Je suis perplexe&nbsp;: la surveillance des élèves promet d’être une vraie partie de plaisir.</p>



<p>#<em>questcequecestquecebins</em></p>



<p>Derrière le bâtiment, cependant, je découvre une vaste cour goudronnée, un préau au fond, et un espace agréable sur la gauche, enherbé et boisé, au centre duquel se trouve un immense bac à sable –&nbsp;non couvert, hélas&nbsp;: certainement les toilettes publiques de tous les chats du quartier.</p>



<p>#<em>lesaristochatscestpascequoncroit</em></p>



<p>En soupirant, je retourne vers l’entrée. Une femme souriante arrive justement. Nous avons rendez-vous ; c’est Catherine, l’ATSEM, avec qui j’ai rendez-vous. Elle me donne les clefs de l’école et m’invite à la suivre. La première double porte en bois massif donne sur un petit hall pavé de grandes dalles de pierre lisses qui ont supporté déjà bien des pas. À droite, la salle polyvalente ; devant moi, un escalier qui mène à la mairie et à l’appartement jadis occupé par l’instituteur, où vit désormais une dénommée Josette ; sous l’escalier, les toilettes ; et à gauche, la classe, que j’ai hâte de découvrir.</p>



<p>#<em>jaipasencoretoutvu</em></p>



<p>Là, une double surprise m’attend. Je découvre deux salles de belle taille, communicantes, lumineuses et bien équipées –&nbsp;je veux dire par là qu’il y a des tables et des chaises, ce qui dans une école en pleine cambrousse ne coule pas forcément de source. Hélas ! la deuxième surprise ne tarde pas à pointer son nez, sous la forme d’une puanteur répugnante. Stoïque, Catherine m’informe de la présence de rats, comme en attestent les crottes ornant le sol d’un grand placard, et ajoute que cette odeur de rat crevé résulte du traitement aux granulés que leur a réservé l’employé municipal.</p>



<p>#<em>éducationnationalejetaime</em></p>



<p>Passant du coq à l’âne avec la plus grande désinvolture, Catherine désigne les radiateurs et m’explique que j’ai beaucoup de chance&nbsp;: l’ancien poêle à bois vient juste d’être remplacé par un chauffage au fuel, ainsi je n’aurai pas besoin de me lever à cinq heures chaque matin pour allumer le feu. Parfait, certes, mais je reviens sans hésiter sur cette histoire de rats. Nous sommes le 16&nbsp;août, il est donc urgent de trouver une solution à ce problème. Eh bien, me dit-elle, la secrétaire de mairie, madame Revenchart, assure aujourd’hui la permanence hebdomadaire, peut-être faudrait-il lui en parler ?</p>



<p>#<em>résisteprouvequetuexistes</em></p>



<p>Ni une ni deux, me voilà lancée dans les escaliers, tandis que Catherine me prodigue un dernier conseil&nbsp;: surtout ne pas brusquer cette secrétaire, dont la nature ombrageuse n’est plus à démontrer. L’ambiance commence à peser plus lourd qu’un camion-citerne.</p>



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